vendredi 29 novembre 2013

Des difficultés pour digérer les fruits ou les légumes crus ?

Ah... J'entends assez souvent des phrases comme "je ne digère pas les fruits s'ils ne sont pas cuits", ou "les courgettes ne m'aiment pas", ou "la poudre d'herbe de blé me donne des boutons / des ballonnements..."...
On en conclue très vite qu'il vaut mieux ne pas consommer de ces aliments parce qu'ils nous "rendent malades". Et on décide que "les fruits et les crudités c'est tout simplement pas pour moi" !


Alors oui, il y a des personnes qui, lorsqu'elles consomment une courgette crue, une pomme, vont se sentir mal après. Mais avant d'en arriver à la conclusion rapide énoncée ci-dessus, il faut comprendre pourquoi ces aliments leurs donnent de tels symptômes.


En fait, ces personnes-là ont certainement une alimentation toxique : très pauvre en aliments physiologiques et très riche en produits toxiques (laitages, céréales à gluten, sucre, excitants comme le café, le thé ou l'alcool, protéines animales, additifs). Par conséquent, leur système réagit très rapidement au moindre changement vers le physiologique, et une petite portion de crudités est pour elles un énorme changement et un début de détoxification.

Ces crudités vont leur apporter l'énergie vitale qui ne se trouve ni dans leur alimentation habituelle ni dans leur organisme saturé en toxines, et le corps va sauter sur cette occasion : "Ouf, un peu d'énergie pour commencer à me nettoyer !".

Or on l'a vu, dès qu'il y a début de nettoyage, de détoxification, cela relâche les toxines accumulées qui sont alors remises en circulation dans l'organisme et qui - du fait de l'engorgement des émonctoires dû à l'alimentation habituelle non physiologique - ne sont pas éliminées. Et qui dit toxines en circulation dit malaises, sensation de mal-être, de "mauvaise digestion", et hop on décide que les courgettes me veulent du mal et que les pommes crues ne sont pas faites pour moi.

De plus, à force de manger des poisons (laitages, céréales à gluten, sucre, excitants, additifs), tout l'équilibre physiologique du système digestif est perturbé : les enzymes digestives sont trop faibles, et la flore intestinale est dénaturée. Les acides rongent la paroi intestinale qui est alors dans un état permanent d'inflammation, on parle d'"intestin irritable".
Convient-il alors de laisser l'intestin dans cet état en fuyant les seuls aliments capables de le soigner grâce à leurs vertus alcalinisantes ?


Si seulement ces personnes pouvaient comprendre qu'au contraire, ces aliments par définition physiologiques sont leurs amis et ne veulent que leur bien... Ces aliments leur apportent la vitalité que leur organisme n'a plus pour faire le ménage dans son intérieur !
Plus vous vous sentez mal après avoir mangé un aliment physiologique, plus vous en avez besoin.


Seulement il faut y aller doucement et les introduire très progressivement. Mais il FAUT les introduire !
Pour éviter les réactions de détox trop violentes, commencez par la version cuite du légume qui vous provoque des douleurs / malaises / symptômes divers, en petite quantité, et augmentez parallèlement votre portion de fruits quotidienne. Mais toujours en douceur et toujours dans le ressenti.

Ah, le fameux ressenti... Alors on me dit : "Moi je m'écoute, et je sais bien que les fruits me donnent mal au ventre, donc je m'écoute et je n'en mange pas". Seulement à mon avis, ceci n'est pas ce que j'appelle "s'écouter", c'est plutôt aller vers la solution de facilité et la décharge de responsabilité. "S'écouter" (ou observer son enfant quand il s'agit d'un petit), c'est le faire en connaissance de cause. S'intéresser aux informations disponibles, avoir un esprit critique et surtout, prendre ses responsabilités.
J'ai mis des mois avant d'admettre que le pain-au-levain-fait-maison a beau être fait avec des farines bio de qualité et plein d'amour, il n'en demeure pas moins un aliment non physiologique. J'en ai pris plein mon grade quand je l'ai enfin reconnu, mais il me suffit de voir ma famille plus épanouie et plus énergique pour ne plus avoir envie d'y revenir.

Bref, pour en revenir à nos moutons (et justement, nous ne sommes pas des moutons, donc prenons nos responsabilités, en toute humilité !), il faut comprendre que si une personne se sent mal après avoir mangé un aliment physiologique, c'est qu'elle en a désespérément besoin, et qu'elle doit le consommer, mais en y allant doucement. Ça n'est pas plus compliqué que ça !


Caroline

BD : Calvin and Hobbes, par Bill Watterson

6 commentaires :

Cuillère et saladier a dit…

Je ne suis pas sûre d'être tout à fait d'accord avec toi, si cela peut être vrai pour certaines personnes, ce n'est pas toujours le cas. En effet, il m'arrive pendant certaines périodes d'avoir énormément de mal à digérer certains fruits et légumes crus (pommes en tête), alors même que je pense avoir une alimentation relativement peu toxique (très peu de protéines animales, pas de laitages, beaucoup de fruits et légumes crus et cuits, pas de produits industriels,...). Je pense donc que certaines personnes ont naturellement des intestins plus fragiles que d'autres. Ainsi, mon père mange énormément de viande, produits laitiers, sucres et tutti quanti et n'a pourtant aucun mal à digérer quoi que ce soit, y compris les fruits et légumes crus. Dans la famille, c'est surement lui qui s'alimente le plus mal (et qui a l'hygiène de vie la moins saine) et c'est le seul à ne pas être affecté par de tels troubles....

Pascal a dit…

Bonjour,

J'aurais tendance à être du même avis que Caroline sur ce sujet. Le problème étant que parfois un rien suffit à dérégler la machine.
Lorsque je suis dans un période très cru (beaucoup de légumes, des oléagineux, de la viande et des oeufs, un chouia de riz et très peu de fruits), je n'ai jamais de problème de digestion, même en mangeant un saladier de topinambour.
Par contre si je me retrouve à manger une part de gâteau / un repas à l'extérieur / une mauvaise association (glucide / protéine au cours du même repas), même si c'est hypotoxique, je m'expose à de tels troubles pendant quelques heures ou quelques jours, pas systématiquement, mais fréquemment (même si je mange très très peu "toxique"). Par de tels troubles, j'entends des ballonnements, des lourdeurs d'estomac ou encore des crampes d'estomac (là faut un repas chimique suivi de topinambour, choux et poireaux :) ). Mon avis est que pour manger beaucoup (principalement ?) de légumes avec confort, certains produits de l'alimentation hypotoxique devraient être éviter, notamment les céréales et les graines.
Je ne veux pas généraliser, mais dans mon entourage, je constate une forte corrélation entre "ah non je peux pas manger ça légumes - fruits - produits sains (rayer les mentions inutiles), je digère pas" et une alimentation malsaine : pâtes, plats cuisinés, gâteaux en boite pour le gouter, fast-food & co.

Pascal

Caroline Despetiteschoses a dit…

Oui certaines personnes ont les intestins plus fragiles que d'autres, et c'est justement là le problème. Il n'est pas NORMAL d'avoir les intestins fragiles et c'est sur ça qu'il faut travailler : nettoyer les toxines accumulées (héritées de nos parents + accumulées par la suite), et réparer la muqueuse intestinale.
Certaines personnes digèrent peut-être bien les aliments physio en plus de leur alimentation toxiques, mais... aucun problème de santé par ailleurs ? En pleine forme tous les jours, le moral au top, un modèle de vitalité ? Aucune douleur par ci par là avec laquelle "il faut bien faire avec" comme on dit ?
Ces personnes qui disent pouvoir manger n'importe quoi sans être jamais malades sont malheureusement les plus sujettes à la "maladie grave" quand tout ce qui dormait à l'intérieur se réveille. Car nous ne sommes pas faits pour manger tous ces toxiques et malheureusement, on le paie forcément d'une manière ou d'une autre un jour.
Mon père avait une alimentation toxique (viande à tous les repas, céréales à la place des légumes, très peu de fruits, fromage, etc). Pendant des années, il était en pleine forme. Et puis un jour la machine a dit stop : infarctus et autres réjouissances. Aujourd'hui il s'alimente mieux, même si c'est loin d'être l'idéal. Ce que je veux dire c'est que tout allait bien jusqu'à un certain jour :o(

Caroline Despetiteschoses a dit…

Pascal, tu dis "un rien suffit à dérégler la machine" : normal ! Plus tu manges physiologiquement adapté, moins tu "supportes" les "écarts", car plus ton corps a la vitalité pour se rebeller. C'est quand l'organisme ne râle pas après avoir mangé des toxiques que c'est grave : il n'a plus la force de les rejeter. Il les accumule, en silence. Il est sous-vital.

@nna a dit…

Bonjour,

Et bien moi, je ne digérais plus les fruits ces derniers mois, malgré une alimentation saine, je ne bois pas (et ni de café), je ne fume pas, et je mange peu de sucre.
Et bien, il semblerait que je sois intolérante au fructose, comme d'autres le sont à l'amidon, au lactose...je dis intolérante car ce n'est pas vraiment une allergie, car ce sont les intestins qui n'arrivent pas à digérer ces substances pour les faire passer dans le sang, s'ensuit donc une fermentation dans les intestins qui provoque ballonnements, douleurs, météorisme...je vous dis ici ce que j'ai pu moi-même conclure après quelques recherches...

Donc pensez toujours aux intolérances tout même. Et je ne suis pas d'accord avec vous, je crois que chacun doit s'écouter, et ne pas manger ce qui lui semble mauvais, et non pas s'obliger, mais cela reste mon avis.

Bien cordialement. Annabelle

Caroline Despetiteschoses a dit…

Bonjour Annabelle,
Je pense, d'après ma compréhension de la physiologie, que vos intestins ont été lésés par des substances non physiologiques par le passé, et réagissent maintenant trop vite à ce qui est pourtant adapté (les fruits étant les aliments les plus physiologiques).
Dans ma compréhension, une intolérance à un aliment est un symptôme de l'intestin abimé - abimé au départ par autre chose. L'intolérance est (selon ma compréhension encore une fois, je ne suis pas médecin) un résultat et pas une cause.
Mon avis personnel est qu'il faudrait commencer par soigner la muqueuse intestinale : la chlorophylle est toute indiquée pour cela. Tous les légumes très verts, grâce à leurs minéraux, y contribueront. Il paraît également que le jus d'aloe vera est formidable sur ce terrain également (pas testé).
En tout cas, bon courage, ça n'a pas l'air drôle...