lundi 11 novembre 2013

Kabocha à la japonaise

photo : Mathurin


Allez, vous avez tous fait les courses pour réaliser le goma-dare de l'autre jour, donc vous avez les ingrédients à la maison. Le shoyu et le mirin.
Ah... sauf que vous n'avez pas la kabocha. La kabocha, c'est une courge japonaise (Japanese pumpkin), ou plus généralement asiatique. Bien orange à l'intérieur, bien verte à l'extérieur, vous avez quelque chose qui s'en approche chez vous ? Il semblerait que le potimarron remplisse correctement le rôle de doublure dans les pays où la kabocha n'existe pas sur les étals des marchés. Dont acte et au boulot parce que c'est la pleine saison.

Cette préparation japonaise est vraiment un délice. On ne la sert pas en plat principal, mais comme accompagnement, un petit side dish qui fait plaisir au palais et qui apporte bien des nutriments intéressants : plein plein de beta carotène, du fer, du potassium, de la vitamine C, des vitamines B... Un bonheur.

photo : Mathurin


Ingrédients :

  • 1/2 kabocha (ou potimarron) bio, car on va conserver la peau
  • 1 toute petite cuillère à café de sucre *
  • 1 cuillère à soupe de mirin
  • 2 cuillères à soupe de shoyu
* Petite note sur le sucre dans cette recette :
Comme nous sommes totalement déshabitués du sucre, j'en mets vraiment très très peu. De plus, j'utilise du sucre de coco qui a l'avantage de présenter un index glycémique bas (bien plus bas que l'index glycémique du sucre blanc, du miel, du sirop d'érable et compagnie). Mais bien entendu, à vous de choisir votre sucrant : à vous, également, d'en adapter la quantité selon vos papilles et vos critères nutritionnels.
Culinairement parlant, plus vous mettrez de sucre, plus le "jus" se transformera en sirop. Comme je sucre trèèès peu, mon sirop n'est pas très épais mais cela nous convient très bien.

Réalisation :


La kabocha crue, c'est dur, vraiment dur (par contre je n'ai jamais cuisiné le potimarron). Impossible d'y planter un couteau pour la découper en morceaux ! Alors je la passe 10 petites minutes à la vapeur, comme ça, entière : une marmite, une marguerite dans le fond, de l'eau, je pose ma kabocha sur la marguerite, et je fais chauffer. La kabocha ne va donc pas cuire 10 minutes car l'eau met un certain temps à monter en température, mais cela suffit pour qu'une pointe de couteau s'enfonce de quelques millimètres dans la peau. À partir de là, c'est bon, on peut couper la kabocha sans se couper un doigt. 
En fait on ne fera que se brûler au 2ème degré parce que c'est très chaud, mais pour ça j'ai une solution : on laisse la kabocha tiédir... Trop fort, n'est-ce pas ?

Ensuite, on vide les pépins, et on découpe notre citrouille en morceaux pas trop petits (2 cm de côté environ) sans enlever la peau. On les place au fond d'une casserole de manière à ce qu'ils soient tous à plat au fond (choisir la taille de la casserole en fonction de la quantité de kabocha), et on recouvre d'eau aux 3/4. Ah oui, peau vers le bas.


On commence à faire cuire à feu moyen et pendant ce temps, on prépare la sauce : shoyu + mirin + sucre, qu'on verse alors sur la kabocha. On couvre le temps que l'eau arrive à petite ébullition, puis on enlève le couvercle de manière à ce que l'eau s'évapore et que le sirop se forme.

photo : Mathurin

C'est prêt quand une lame de couteau ou une pique en bois s'enfonce facilement dans un morceau de kabocha. Attention, ça devient fragile à manipuler ! Faire bien attention à ne pas casser les morceaux au moment du service, et terminer en versant le sirop par dessus.

Caroline


6 commentaires :

Flo a dit…

Le photographe fait des progrès sensibles et appréciés, bravo !!
Bises à vous tous. Caroline, merci pour tes mots, je t'écris ASAP.

Caroline Despetiteschoses a dit…

Takaya est jaloux parce que tu ne félicites que Mathurin ;o)

Cuillère et saladier a dit…

Superbe cette recette, et les photos donnent bien envie....on se ferai petite souris pour pouvoir se glisser auprès de vous....

Caroline Despetiteschoses a dit…

Merciiiiii !!
Les petites souris ça mange de la kabocha ? ;o)

Ludo a dit…

Le kabocha est une de ces choses qui me manquent terriblement du Japon.
Toutefois on trouve les graines disponibles sous le nom de potiron doux d'Hokkaido. Une raison supplémentaire d'avoir un jardin !

Caroline Despetiteschoses a dit…

Moi aussi j'aimerais produire tous ces bons légumes dans mon jardin...
Bises, Ludo !